Anzata OUATTARA « Refusez d’être des éternelles assistées ! »

 

Elle, c’est Anzata Ouattara, l’écrivaine ivoirienne qui a à son actif 11 ouvrages. Elle est l’auteure des 6 compiles des Tomes de «Les Coups de la vie», une rubrique très appréciée par les lecteurs et lectrices de l’hebdomadaire «Go magazine». Il faut le dire, c’est la compile de ces œuvres qui ont mis en lumière les talents d’écrivains de la journaliste qui a réalisé plusieurs best-seller. Mariée et mère de 4 enfants, cette Blamo’o sait très bien aménager son emploi du temps hyper chargé à sa vie de mère de famille. Elle nous en dit un peu plus !

Comment est née en vous, l’idée d’être écrivaine ?

«Les Coups de la vie» c’est une rubrique de «Go Magazine», un hebdomadaire. J’ai eu l’idée de proposer cette rubrique au magazine parce que j’ai compris très tôt qu’on pouvait tirer des leçons de vie à partir des expériences des autres. J’ai donc proposé la rubrique au patron qui l’a validé. Je suis donc devenue l’animatrice de la rubrique que j’ai initiée. On demandait tout simplement aux gens de raconter Leurs déboires afin d’amener Les lecteurs et lectrices à interagir et à tirer des leçons de ce qu’on leur transmettait toutes les semaines. C’était ça l’idée au départ.

Expliquez-nous l’histoire des publications des Best of de «Les Coups de la vie»?

5 ans après, au vue du succès de cette rubrique dans le magazine, nous avons décidé d’en faire une compile à travers Les différents Tomes des «Coups de la vie ». Vu L’engouement, nous avons compris que Le besoin était énorme, nous avons continué et nous sommes au Tome 6 aujourd’hui.

« J’ai compris très tôt qu’on pouvait tirer des leçons de vie à partir des expériences des autres »

Vous vous attendiez à un tel succès ou départ ?

Je ne m’attendais pas à un tel succès franchement. Parce qu’à l’origine, c’était juste une rubrique. Ce sont les vedettes qu’on mettait à la Une du journal et au bout de 6 mois, nous nous sommes rendu compte que la rubrique attirait plus l’attention de nos lecteurs. Nous avons donc décidé d’en faire notre rubrique phare et puis de sortir déjà des sentiers battus, parce que la plus part des hebdomadaires mettent en avant Les artistes ou les personnalités. Du coup, c’était quelque chose d’assez particulier à      «Go magazine». C’est ce qui a fait son succès pendant de nombreuses années, sinon ça continue de faire le succès de « Go magazine ».

Votre plus grande satisfaction à
te étape de votre carrière ?

Je suis très heureuse, parce que lorsque j’ai pensé la rubrique, je n’étais même pas encore à « Go magazine ». J’avais pour habitude décrire les petites histoires que l’entendais dans mon entourage. C’était un plaisir pour moi de Les collecter parce que j’avais à l’idée d’en faire des films plus tard. Et quand je suis arrivée à « Go magazine » en tant que commerciale, j’ai commencé ce projet dans Le journal. Et je pense que mon rêve s’est réalisé parce qu’aujourd’hui « Les coups de la vie » sont adaptées à La télévision. Il y a actuellement la diffusion de la série «Les Coups de la Vie» sur une chaîne de télévision Vous en êtres aussi l’initiatrice ?

« Les Coups de la vie ». C’est la même chose. C’est l’adaptation de ce que j’écris sur l’écran. Je suis l’initiatrice et Franck VLEHI est le producteur de la série télé de « Les coups de la vie ». C’est bien avec ma permission que ça passe sur cette chaîne de télé.

Aviez-vous rencontre des difficultés dans la publication des ouvrages « Best of les Coups de la vie » ? Si oui comment les avez-vous surmontées

Je pense que dans tous les corps de métiers, nous sommes confrontés à des difficultés qui sont inhérentes au travail Ça été La même chose pour moi. Comme je l’ai dit au départ, j’étais commerciale. Je n’étais pas prédestinée à écrire. J’ai commencé à apprendre le travail que les autres faisaient. Ce n’était pas facile d’accepter que je sorte de nulle part et me voir faire Les meilleures ventes de la littérature ivoirienne. Ça n’a pas été facile mais je ne me suis pas focalisée sur les critiques des uns et des autres. Malgré tout ce qui se disait, j’avais un objectif, celui d’avancer. En fait, je me suis rendue compte que je tenais le bon bout et je ne voulais plus Le lâcher. Je fais un travail que les gens aiment, pourquoi arrêter ? Je me suis donc perfectionnée pour avoir Le diplôme de Communication option journaliste au moins, pour être fière de moi et dire que je suis à ma place. C’est ce que j’ai fait. Donc les difficultés, j’en ai connues mais j’ai réussi à les surmonter.

Vous êtes également l’auteure de plusieurs œuvres ; « Altiné…mon unique péché», «Safora» etc. Expliquez-nous un peu le contexte de ces œuvres ?

Après les coups de la vie, j’ai réalisé 5 œuvres, « Altiné…mon unique péché » ma toute première œuvre. C’était un défi que je tenais à relever parce que les gens racontaient que je ne savais écrire que ce que les gens racontaient.  Les gens écrivent et elle publie. Ce qui n’est pas vrai. Donc «Altiné…mon unique péché », c’était un défi personnel. C’est vrai que je suis arrivée dans le milieu de la littérature comme un cheveu sur La soupe, mais j’étais consciente du défi. Je voulais me prouver à moi- même d’abord que j’étais capable d’aller plus loin, c’est ainsi que j’ai écrit «Altiné… mon unique péché »qui est une fiction. Après, j’ai écrit « Safora », « Odeur de la haine », « Un rêve plus qu’impossible » et « Ferlah ou le dernier maillon de la chaîne ». 5 œuvres après « Les Coups de la vie ». J’ai 11 œuvres au total.

Des œuvres encore à court et à long. terme  ?

A court terme, je suis en train de préparer une littérature jeunesse, puisque, de plus en plus, Les parents me demandent d’écrire pour leurs enfants. C’est vrai qu’ils partagent déjà ce que j’écris avec eux, mais ils veulent quelque chose de spécial pour eux donc j’ai écrit «La révolte de Agba le manioc » qui est de La littérature jeunesse avec beaucoup de couleur et beaucoup de belles images. J’espère que les tout-petits vont aimer. A moyen terme, nous préparons la saison 2 des coups de La vie avec le frère Franck VLEHI. Je pense qu’on pourra regarder la saison 2 de «Les Coups de la vie» très bientôt, au plus tard au 2ème trimestre de L’année 2021, si la Covid-19 nous le permet.

 

Vous êtes assez occupée professionnellement, pourtant vous êtes mariée et mère de 4 enfants. Quel est votre secret pour concilier ces deux domaines ?

C’est vrai que j’ai 26 ans de mariage, je me suis mariée assez tôt, mais je pense que pour réussir sa vie professionnelle et familiale, il n’y a pas de secret. C’est une question d’organisation. Et puis j’ai eu la chance d’avoir un époux qui me comprend. La situation familiale des uns ne ressemble forcément pas à celle des autres. Malgré mes nombreux voyages, j’ai toujours un regard sur ce qui se passe dans mon couple. Même quand je suis ailleurs, je prends la peine de vérifier à travers le téléphone. Aujourd’hui la technologie nous permet de savoir ce qui se passe dans nos maisons ; savoir ce que font les enfants et tout le reste. Et quand on est sur place, on essaie de rattraper Le temps perdu. Ce n’est pas aussi difficile que ça. Le travail, c’est pour le bien- être de notre famille, donc si notre famille n’est pas à l’aise, ce n’est pas la peine de se tuer à la tâche. C’est ma philosophie.

C’est bientôt la rentrée scolaire. Comment préparez-vous vos enfants avant leur retour à l’école dans cette atmosphère de la Covid-19 ?

Nous continuons la sensibilisation et cela sera encore plus accentué avec la rentrée scolaire. Je n’ai pas trop de souci à me faire parce que mes enfants sont assez grands ; mes tout-petits ont 13 ans ce sont des jumeaux, l’ainé des garçons à 16 ans (en seconde) et l’ainée de mes enfants est une jeune fille et elle vient d’obtenir sa licence. C’est plus tranquille à son niveau, c’est vrai que l’atmosphère de la Covid-19 est assez regrettable, mais on fait avec. On respecte les mesures barrières. On continue La sensibilisation de sorte à ce que Dieu nous préserve.

 

Un mot à l’endroit de toutes les

Blamo’o et de toutes celles qui vous suivent ?

A toutes les BLamo’o. je leur dirai que rien n’est gagné d’avance. Et lorsqu’on veut vraiment, on peut. Moi. Comme je le disais, j’étais juste commerciale, mais à force de travail je suis journaliste-écrivain aujourd’hui. Et j’ai quand même un bon petit parcours qui me permet d’être vraiment en lumière. Je fais aujourd’hui partie des femmes qui sont citées en exemple en Côte d’ivoire ici. Les femmes doivent être fatiguées qu’on les identifie à des rouge à Lèvre et seulement à la beauté… Il faut se battre et quand on se bat, on aura forcément des résultats. Il ne faudrait pas qu’on soit des éternelles assistées. Refusez d’être assisté et bossez ! Il y a toujours une récompense au bout.

 

 

 

 

 

www.Blamoo.net- Septembre 2020

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire